Booster son immunité, pour passer l’hiver en pleine forme !

Booster son immunité, pour passer l’hiver en pleine forme !

Notre système immunitaire assure notre défense face aux virus, bactéries ou toutes situations biologiques inadéquates.
Si notre système immunitaire se déséquilibre, nous pouvons être face à une situation d’hyper expression du système immunitaire (allergies, maladies auto-immune) ou d’hypo expression du système immunitaire. C’est dans ce dernier cas que nos défenses sont affaiblies et que nous pouvons tomber malade plus facilement.

Pour fonctionner correctement, le système immunitaire doit savoir faire la différence entre le « soi » et le « non-soi ». C’est à dire qu’il doit être capable de repérer les éléments délétères pour notre organisme et les éliminer. Il est également nécessaire que le corps dispose d’assez d’énergie pour que cette élimination se fasse correctement.

Voyons d’abord comment cela fonctionne quand tout va bien !

Quelles sont les différentes composantes du système immunitaire ?

Le système immunitaire, globalement, se compose de trois barrières :

Les barrières dites « externes » sont celles qui empêchent un élément dangereux d’entrer dans notre organisme. Ce sont des barrières physiques : la peau, les muqueuses et des barrières chimiques : le mucus, la salive, les larmes, la transpiration, le suc gastrique… Ici, il est bon de rappeler, même si cela peut sembler étrange, que tout notre système digestif (bouche, oesophage, estomac, intestin…) sont à l’extérieur et non à l’intérieur de notre organisme ! Des substances éventuellement dangereuses peuvent nous traverser par ce chemin, sans pénétrer dans nos tissus, grâce, entre autres, à notre barrière intestinale.

Les barrières dites « internes » de résistance (ou non-spécifiques), qui ne dépendent pas de l’agresseur. L’action de défense est la même quelque soit l’attaque subie par le corps. La réaction qui en découle est de type inflammatoire et peut provoquer de la fièvre. Des cellules vont alors s’activer dans notre corps pour détruire l’agresseur.
La fièvre permet d’augmenter la température du corps ce qui améliore la réponse immunitaire et l’action de nos cellules de défense. Par ailleurs, cette hausse de la température du corps participe à détruire les bactéries ou les virus puisqu’ils ne peuvent pas se développer au-delà d’une certaine température.

Les barrières dites « internes » spécifiques sont celles qui connaissent et reconnaissent un agresseur et développent des armes dédiées à combattre cet agresseur spécifique. Cela suppose que nos cellules de défense aient déjà « rencontré » l’agresseur. C’est ici que l’on comprend le principe du vaccin, qui provoque cette rencontre afin que nos cellules de défense se préparent, à l’avance, au cas où !

Pourquoi notre système immunitaire peut-il s’affaiblir ?

Tout d’abord, il est important de rappeler que d‘un point de vue héréditaire, certains organismes sont mieux équipés que d’autres. Si, globalement, le système immunitaire est faible, il sera d’autant plus important de le soutenir correctement. 

Pour fonctionner correctement, le système immunitaire interagit avec l’ensemble du corps et utilise de nombreux co-facteurs. Il est donc dépendant de l’état général de l’organisme.
Par exemple, si la circulation lymphatique ou sanguine est mauvaise, les cellules immunitaires sont moins bien acheminées vers leurs destinations. Autre exemple, si les cellules qui constituent nos muqueuses ne sont pas efficaces, les agents pathogènes pénétreront beaucoup plus facilement dans notre organisme. Encore un exemple, si nous ne disposons pas de suffisamment de magnésium circulant, nos cellules immunitaires n’auront pas cet « outil » pour combattre. 

Le système immunitaire a besoin d’énergie pour agir. Si vous êtes épuisé, si vous subissez beaucoup de stress, si vous êtes sous traitement médical lourd, etc… l’énergie disponible sera moindre et vos défenses potentiellement inefficaces. 

Comment booster son système immunitaire ?

prenez soin des « portes d’entrées »
Les agents pathogènes et infectieux se présentent généralement à vos voies respiratoires et digestives. C’est ici que les muqueuses et le mucus jouent un rôle essentiel.
Nous entendons souvent parler de la flore intestinale, le microbiote, mais nos voies respiratoires, nos poumons, notre peau sont également tapissés d’une flore locale très utile à nos défenses. Il est important de soutenir globalement les différentes flores de notre corps. Pour cela, la prise de prébiotiques, probiotiques et actibiotiques est intéressante ! Ces derniers agissent prioritairement sur le microbiote intestinal, mais pas seulement.

Apportez tous les outils nécessaires à votre système immunitaire
Si nous imaginons le système immunitaire comme une armée, il aura besoin d’armes, de chevaux, de cartes pour se diriger… C’est exactement comme cela que les choses se passe dans le corps. Nos cellules immunitaires ont besoin de savoir où elles doivent agir, elles ont besoin d’un « transporteur » pour y aller et doivent ensuite utiliser des outils pour agir avec efficacité. Parmi ces transporteurs et ses outils, beaucoup de réactions chimiques sont en jeux et nécessitent elles-mêmes la présence de molécules. Parmi les éléments les plus importants, citons :
Le zinc est indispensable  : il permet aux cellules immunitaires de mieux « manger » les agents pathogènes. (1)
Le magnésium est indispensable également : il joue un rôle essentiel dans la synthèse des anticorps.  Par ailleurs, il a été démontré que la carence en magnésium est associé à un affaiblissement de la réponse immunitaire pulmonaire. (2)
Le cuivre est un oligo élément essentiel au fonctionnement de l’immunité. En situation de carence, les cellules immunitaires sont moins nombreuses et moins efficaces. (3)

Les vitamines A, B, C, E et D3 sont également nécessaires au bon fonctionnement immunitaire.

D’un point de vue général, l’apport important de micro-nutriments est le socle du bon fonctionnement immunitaire. Si l’alimentation est carencée, ou basée sur des aliments industriels et non bio, une supplémentation est à envisager. Spiruline, ortie, prêle, eau de quinton, cure d’hydroxydase, herbe de blé, … sont autant de compléments qui apportent ces micro-nutriments.

 

Dormez suffisamment

La qualité du sommeil est importante.  Les fonctions réparatrices de l’organisme sont en activité principalement durant votre sommeil profond. D’après les dernières études, les cellules de notre système immunitaire sont plus nombreuses et plus efficaces pour « agripper » leur cibles si nous avons correctement dormi. 

Respirez au grand air et profitez de la lumière naturelle !

L’air extérieur, moins pollué en général que l’air intérieur permet d’oxygéner l’organisme et fournit du carburant au système immunitaire (L’oxygène étant indispensable).
L’apport de lumière naturelle joue un rôle important sur le moral. Il a été démontré que plus notre moral est bon, moins nous tombons malade ! En effet, le manque de lumière naturelle provoque l’augmentation des sécrétions de cortisol et de noradrénaline, or, ces deux substances affectent la réponse du système immunitaire. 

La phytothérapie

Certaines plantes ont des propriétés très intéressantes pour soutenir nos défenses naturelles :

L’échinacée (Echinacae sp.) est connu pour son effet stimulant du système immunitaire et son intérêt lors des infections ORL. A privilégier en extrait de plante sèche, ou en teinture-mère. Ne pas dépasser 20 jours de traitement.

L’extrait de pépins de pamplemousse permet de soutenir le système immunitaire sans agresser notre flore intestinale. C’est une approche préventive, en cure, en gouttes idéalement.

La propolis est également plébiscitée pour ses vertus de protection de l’organisme contre les invasions microbiennes. 

 

 

Références :

(1) : une déficience en Zinc altère la capacité de phagocytose des macrophages et des neutrophiles.(Keen, 1990, Shankar, 1998, Prasad, 2000)

(2) : Hill (1997) rapporte qu’une nutrition appauvrie en Mg est associée dans la population générale à une altération de la fonction pulmonaire, à une hyper réactivité bronchique et à une respiration sifflante augmentée. 

(3) : Percival (1998); Hirase (1992); Karimbakas (1998)

 

 

 

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